Chapelle des Pénitents Gris

Histoire

Origines

Dès le XVIᵉ siècle, Aix-en-Provence comptait plusieurs confréries de Pénitents : les Blancs (peut-être dès 1517 ou 1520), les Noirs (dont la chapelle fut construite en 1534), et les Bleus (fondés en 1645).

En 1677, quelques Pénitents Noirs se séparèrent de leur Compagnie. Le 5 mars de cette année-là, ils décidèrent d’imiter la Confrérie de Lambesc, elle-même fille de l’Archiconfrérie des Pénitents gris (Bourras) du Saint Nom de Jésus à Marseille. Ils voulurent en adopter le règlement et le costume, et se consacrer tout particulièrement à l’ensevelissement des indigents, des pauvres trouvés morts sur les routes, des inconnus de passage, des soldats, de leurs Confrères, et de tous ceux qui, par humilité, désiraient être ensevelis dans le suaire des pauvres, et « accompagnés » par la Confrérie.


Fondation officielle

Les fondateurs adressèrent une requête à Monseigneur le Cardinal Jérôme Grimaldi, archevêque d’Aix, le 5 novembre 1677. Le 12 novembre de la même année, le Cardinal approuvait par une ordonnance et faisait enregistrer l’établissement ainsi que les statuts de la Compagnie des Pénitents gris dits Bourras d’Aix, « sous le titre de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et sous la protection du glorieux Saint Jérôme ».


Reconnaissance royale

Des lettres patentes furent données par Louis XIV à Fontainebleau en septembre 1678 (enregistrées par le Parlement de Provence le 22 octobre suivant). Ces lettres définissaient clairement les objectifs de la nouvelle Confrérie : le roi y exprimait son soutien aux « pieuses intentions des gens charitables et zélés pour les avantages des pauvres et la plus grande gloire de Dieu », notamment celles de Jean Bonnet, Jean Billon, Joseph Reynaud et leurs consorts, habitants de notre bonne ville d’Aix-en-Provence, gens pieux et aisés pour secourir les pauvres dans leurs nécessités et maladies, les faire enterrer à leurs propres coûts et dépens, les accompagner à l’enterrement, les y porter et faire dire des messes certains jours de la semaine pour le repos de leurs âmes, en récitant l’office des morts avec les autres prières accoutumées.

Procession dans les rue d’Aix-en-Provence
Procession dans les rue d’Aix-en-Provence
Tableau de St Jérôme, protecteur de la confrérie
Tableau de St Jérôme, protecteur de la confrérie